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Améliorer les soins grâce aux données probantes

Dépression Clinique

Soins aux adultes et aux adolescents

Cliquez ci-dessous pour voir une liste de brefs énoncés de qualité et déroulez la page pour plus de détails.


Les normes de qualité sont un ensemble d'énoncés consis conçus pour aides les professionelles et professionels de la santé à savoir facilement et rapidement quels soins ils doivent fournir, compte tenu des meilleures preuves qui soient.

Consultez ci-dessous les énoncés de qualité et cliquez pour en savoir plus.


Énoncé de qualité 1 : Évaluation complète
Les personnes atteintes de dépression clinique ont accès à une évaluation complète en temps opportun.


Énoncé de qualité 2 : Évaluation du risque suicidaire et intervention
Les personnes atteintes de dépression clinique qui présentent des risques considérables pour elles ou d’autres ou affichent des symptômes psychotiques font immédiatement l’objet d’une évaluation du risque suicidaire et de mesures de prévention.


Énoncé de qualité 3 : Prise de décision partagée
Les personnes atteintes de dépression clinique décident avec les cliniciens du traitement le plus approprié, compte tenu de leurs valeurs, préférences et objectifs en matière de rétablissement. Elles ont accès à une aide à la décision qui les informe dans une langue qu’elles comprennent des effets anticipés, des incidences défavorables, des risques, du coût du traitement, ainsi que des délais d’attente prévus pour les options de traitement.


Énoncé de qualité 4 : Traitement après le diagnostic initial
Les personnes atteintes de dépression clinique ont accès en temps opportun à des antidépresseurs ou, si elles préfèrent, à une psychothérapie qui a fait ses preuves. Les deux traitements sont proposés en association aux personnes atteintes de dépression grave ou persistante.


Énoncé de qualité 5 : Thérapies complémentaires et autogestion
On propose aux personnes atteintes de dépression clinique des thérapies complémentaires et des stratégies d’autogestion qui peuvent être associées aux antidépresseurs ou à la psychothérapie.


Énoncé de qualité 6 : Observer l’adhésion et la réponse au traitement
Lorsque les personnes atteintes de dépression clinique commencent un nouveau traitement, elles sont mises en observation afin de détecter des signes ou une aggravation de la tendance suicidaire. Ces personnes voient leur fournisseur de soins au moins toutes les 2 semaines pendant au moins 6 semaines ou jusqu’à l’adhésion au traitement ou l’obtention des résultats recherchés. Puis, elles consultent au moins toutes les 4 semaines jusqu’à ce qu’elles entrent en rémission.


Énoncé de qualité 7 : Optimiser, modifier ou ajouter des thérapies
Les personnes atteintes de dépression clinique qui prennent des antidépresseurs sont mises en observation pendant 2 semaines afin de détecter de quelconques effets; passé ce délai, l’ajustement de la dose ou changement des médicaments peuvent être considérés. Si le traitement ne produit pas l’effet prévu après 8 semaines, sont offert d’antidépresseur différent ou supplémentaire, la psychothérapie, ou une combinaison d’antidépresseurs et la psychothérapie.


Énoncé de qualité 8 : Poursuivre le traitement aux antidépresseurs
On recommande aux personnes sous antidépresseurs qui entrent en rémission après un premier épisode de dépression clinique de poursuivre le traitement pendant au moins 6 mois après l’entrée en rémission. On conseille aux personnes qui connaissent des épisodes récurrents de dépression clinique, prennent des antidépresseurs et entrent en rémission de poursuivre le traitement pendant au moins 2 ans après l’entrée en rémission.


Énoncé de qualité 9 : Thérapie par électrochocs
Les personnes atteintes de dépression clinique grave ou qui résistent aux traitements ont accès à une thérapie par électrochocs.


Énoncé de qualité 10 : Évaluation et traitement en cas d’épisodes récurrents
Les personnes atteintes de dépression clinique qui sont en pleine rémission, mais éprouvent des symptômes de rechute, ont accès à une réévaluation et à un traitement en temps opportun.


Énoncé de qualité 11 : Sensibilisation et soutien
Les personnes atteintes de dépression clinique, leurs proches et leurs personnes soignantes sont sensibilisés et informés au sujet du soutien et des services d’urgence offerts en milieu communautaire.


Énoncé de qualité 12 : Transitions en matière de soins
Les personnes atteintes de dépression majeure qui transition d’un fournisseur de soins à un autre ont un plan de soins qui est mis à leur disposition et leur fournisseur d’accueil dans les 7 jours de la transition, et un calendrier de suivi est établi. Un rendez-vous est pris pour une consultation de suivi dans les 7 jours qui suivent un séjour à l’hôpital pour dépression clinique.

Sommaire

La présente norme de qualité porte sur les soins destinés aux personnes qui souffrent de dépression clinique. Elle s’applique aux adultes et adolescents qui affichent des signes de dépression clinique et tient compte de tous les milieux de soins. Elle ne concerne ni les femmes qui souffrent de dépression post-partum ni les jeunes enfants.


La présente norme de qualité comprend 12 énoncés de qualité portant sur des domaines qui, selon le Comité consultatif sur la norme de qualité relative à la dépression clinique de Qualité des services de santé Ontario, peuvent faire l’objet d’améliorations considérables. Cette norme s’applique aux adultes et aux adolescents âgés de 13 ans ou plus qui reçoivent un traitement contre la dépression clinique dans tous les milieux de soins de la part de divers fournisseurs de soins. Elle ne concerne ni les femmes qui souffrent de dépression post-partum ni les jeunes enfants. Cette norme de qualité porte sur la dépression clinique unipolaire. Certains énoncés concernent expressément les personnes atteintes de dépression clinique légère, modérée, ou grave. Il existe plusieurs échelles de mesure de la dépression scientifiquement validées, qui permettent aux cliniciens d’établir ce classement en fonction de facteurs tels que le nombre, la durée et l’intensité des symptômes, la présence ou l’absence de symptômes psychotiques et degré de déficience fonctionnelle de la personne.

La dépression clinique est l’une des maladies mentales les plus communes, qui impose un énorme fardeau humain et économique sur les gens et la société. Chaque année, environ 7 % de personnes répondent aux critères de diagnostic de la dépression clinique, et environ 13 % à 15 % de ces personnes en souffriront tout au long de leur vie.

La dépression clinique touche tous les âges, dont les personnes d’un certain âge, bien qu’elle soit plus fréquente au début de la vingtaine et de la trentaine. Les études indiquent que les taux de dépression sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes. En général, les personnes atteintes de dépression clinique sont souvent tristes et irritables, et perdent tout intérêt pour les activités qui leur sont habituellement agréables. De plus, les habitudes alimentaires et de sommeil sont parfois perturbées et on peut avoir de la difficulté à se concentrer ou à penser clairement. Ces symptômes ont souvent des répercussions négatives sur les relations personnelles, ainsi que sur le rendement et l’assiduité au travail. Les personnes atteintes de dépression clinique se sentent souvent coupables et éprouvent beaucoup de détresse, ce qui peut les mener au suicide ou à l’automutilation.

Il y a de grandes lacunes dans la qualité des soins que les personnes atteintes de dépression clinique reçoivent en Ontario : par exemple, après une hospitalisation en raison d’un diagnostic primaire de dépression ou d’autres troubles de l’humeur, seulement une personne sur trois voie un médecin dans les 7 jours qui suivent un séjour à l’hôpital . Il y a aussi des inégalités dans les soins que les gens reçoivent : par exemple, bien que les taux d’hospitalisation pour la dépression clinique soient sensiblement plus élevés dans les quartiers à faible revenu que dans les quartiers plus riches, les personnes à faible revenu sous antidépresseurs sont moins nombreuses à faire l’objet des trois consultations de suivi ou plus recommandées dans les 12 semaines qui suivent le début du traitement.

Cette norme de qualité repose sur les principes de respect et de rétablissement, comme le stipule la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada.

Les personnes atteintes de dépression clinique devraient recevoir des services respectueux de leurs droits et de leur dignité, propices à l’autodétermination. Chaque personne est unique et a le droit de choisir la voie qui peut la conduire vers la santé et le bien-être.

Les personnes atteintes de dépression clinique peuvent mener des vies intéressantes. Elles sont en droit de recevoir des services prodigués dans un milieu qui favorise l’espoir, l’autonomie et l’optimisme, et conformes aux valeurs et pratiques de soins axés sur le rétablissement.

Les personnes atteintes de dépression clinique devraient recevoir des services respectueux, quels que soient les identités de genre, orientations sexuelles, logements, âges, antécédents (culturels, ethniques ou religieux), ou les handicaps. « De nombreux facteurs interdépendants (biologiques, psychologiques, sociaux, économiques, culturels, et spirituels)” peuvent influer sur la santé mentale et le bien-être.

Les soins prodigués aux personnes atteintes de dépression clinique devraient aussi comporter des soins de rétablissement. Comme le décrit la Stratégie en matière de santé mentale pour le Canada, « Le rétablissement – processus par lequel des personnes aux prises avec un trouble mental ou une maladie mentale participent activement à leur cheminement vers le bien-être – est possible pour tout le monde. Le processus du rétablissement s’inspire des forces de la personne, de sa famille, de sa culture et de sa collectivité et peut être favorisé par divers types de services, de mesures de soutien et de traitements. »

Au début de l’élaboration de chaque norme de qualité, un petit nombre de résultats liés à la santé sont établis comme étant les mesures les plus importantes du succès de la norme en entier. Les résultats sont mappés selon les indicateurs reflétant les objectifs de la norme. Ces résultats et les indicateurs connexes orientent l’élaboration de la norme de qualité pour que chaque énoncé de la norme contribue à l’atteinte des résultats désirés. Chaque énoncé est accompagné d’indicateurs de processus, de structure et/ou de résultats mesurant la mise en œuvre réussie de l’énoncé.

On a choisi l’ensemble suivant d’indicateurs des résultats pour mesurer l’impact de la norme de qualité relative à la dépression clinique :

  • Nombre de décès par suicide chez les personnes hospitalisées en raison d’un diagnostic primaire de dépression clinique

  • Pourcentage de personnes atteintes de dépression clinique qui se suicident dans les 30 jours ou les 3, 6 ou 12 mois qui suivent un séjour à l’hôpital

  • Pourcentage de consultations aux urgences pour dépression clinique au cours desquelles le diagnostic de dépression clinique a été établi pour la première fois

  • Évaluation globale des services reçus par les personnes atteintes de dépression clinique

  • Pourcentage de personnes atteintes de dépression clinique selon lesquelles les soins reçus sont excellents, très bons, ou bons

  • Pourcentage de personnes atteintes de dépression clinique pour lesquelles les besoins non satisfaits ont diminué au fil du temps

  • Pourcentage de personnes atteintes de dépression clinique dont les symptômes dépressifs se sont améliorés durant un séjour à l’hôpital

  • Réadmission à l’hôpital dans les 7 jours et les 30 jours qui suivent la sortie de l’hôpital, par motif :

    • N’importe quel motif

    • Problème de santé mentale ou de dépendance

    • Dépression clinique

  • Consultation aux urgences non prévue dans les 7 jours et les 30 jours qui suivent la sortie de l’hôpital, par motif :

    • N’importe quel motif

    • Problème de santé mentale ou de dépendance

    • Dépression clinique

    • Automutilation

La dépression clinique est la maladie mentale la plus commune en Ontario. Selon le rapport Faire le point de QSSO (2015), près de 5 % des Ontariennes et Ontariens âgés de 15 ans et plus ont déclaré des symptômes de cette maladie l’an dernier (p. 17). Les données suggèrent également qu’entre 2006 et 2014, la qualité de soins reçus par les personnes atteintes de dépression clinique ne s’est pas améliorée en Ontario.

Par exemple, les données indiquent qu’entre 2006 et 2014, la proportion de personnes qui se sont rendues aux urgences de façon répétitive pour des problèmes de santé mentale ou de dépendance dans les 30 jours qui ont suivi une consultation précédente pour dépression clinique oscillait entre 9,7 % (valeur minimale) et 11,3 % (valeur maximale)1 (Figure 1).

Figure 1

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Pour savoir pourquoi cette norme est nécessaire, lisez le document Information and Data Brief s’y rapportant.


1Normes de qualité, Dépression clinique - Soins aux adultes et aux adolescentes et adolescents (diapo 12). Sources des données : Système national d’information sur les soins ambulatoires, Base de données sur les personnes inscrites, données fournies par l’Institut de recherche en services de santé. Taux bruts.

« Le point tournant pour moi a été le moment où j’ai compris que pour guérir et ne pas rechuter, j’avais besoin de quelqu’un qui m’accompagne dans mon traitement. Cela voulait dire connaître les options de traitement disponibles et demander (ou demander à quelqu’un de le faire pour moi) l’option la plus appropriée. Lorsque les patients et les professionnels de la santé s’allient pour atteindre un objectif commun, le bien-être de la personne ne peut que s’améliorer. On ne peut pas sous-estimer les connaissances et l’expérience qu’une personne en situation de vécu apporte à ses propres soins; en appliquant ce sage précepte, on fait preuve de respect pour la personne, ce qui renforce la confiance et les rapports, et peut aussi optimiser les résultats. »

- Rachel Cooper, membre du comité d’experts

« La mise en œuvre de la norme de qualité relative à la dépression clinique offre une occasion d’améliorer la qualité comme cela ne s’est jamais fait jusqu’ici dans cette province et ailleurs au Canada. Cette mise en œuvre représente un changement de paradigme. Le plus gros changement consiste à remplacer les interventions non étayées par des données factuelles par des interventions fondées sur des données probantes. On peut certainement y arriver grâce à l’innovation et à la volonté de participer à des partenariats, malgré quelques cailloux dans les rouages. [Ce changement de paradigme] se traduira par de meilleures expériences pour les usagers des services et une perspective différente plus axée sur le rétablissement et des résultats cliniques optimaux. J’espère que les organismes vont saisir cette occasion de réduire l’écart entre l’émergence de données factuelles et la prestation de pratiques exemplaires. Face à ces déclarations, les patients et les familles seront informés des meilleurs traitements qui soient fondés sur des données factuelles et poseront les bonnes questions pour obtenir le traitement qui leur convient le mieux. »

- Dr Phil Klassen, membre du comité d’experts

Le travail sur cette norme de qualité a commencé en mai 2015.

Réalisée : octobre 2016.

Pour obtenir de plus amples renseignements, envoyez un courriel à l'adresse QualityStandards@HQOntario.ca.

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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