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Améliorer les soins grâce aux données probantes

Fracture de la hanche

Soins destinés aux personnes présentant des fractures de fragilisation

Cliquez ci-dessous pour voir une liste de brefs énoncés de qualité et déroulez la page pour plus de détails.


Les normes de qualité sont un ensemble d'énoncés consis conçus pour aides les professionelles et professionels de la santé à savoir facilement et rapidement quels soins ils doivent fournir, compte tenu des meilleures preuves qui soient.

Consultez ci-dessous les énoncés de qualité et cliquez pour en savoir plus.


Énoncé de qualité 1 : Prise en charge au service des urgences
Les patients souffrant possiblement d’une fracture de la hanche reçoivent leur diagnostic dans l’heure suivant leur arrivée à l’hôpital. La préparation à l’intervention chirurgicale s’amorce et les patients sont admis et transférés vers un lit d’hospitalisation dans les 8 heures suivant leur arrivée à l’hôpital.


Énoncé de qualité 2 : Intervention chirurgicale dans les 48 heures
Les patients qui présentent une fracture de la hanche subissent une intervention chirurgicale le plus rapidement possible, soit dans les 48 heures suivant leur arrivée initiale à l’hôpital (y compris le temps passé dans un hôpital n’offrant pas de soins chirurgicaux).


Énoncé de qualité 3 : Analgésie multimodale
La douleur des patients souffrant possiblement d’une fracture de la hanche fait l’objet d’une évaluation dans les 30 minutes suivant leur arrivée à l’hôpital et celle-ci est prise en charge selon une démarche multimodale, y compris le recours à des analgésiques non opioïdes systémiques et à des blocages nerveux périphériques.


Énoncé de qualité 4 : Intervention chirurgicale pour fractures intertrochantériennes stables
Les patients qui reçoivent un diagnostic de fracture intertrochantérienne stable sont traités chirurgicalement à l’aide de vis coulissantes pour hanche.


Énoncé de qualité 5 : Intervention chirurgicale pour fractures sous-trochantériennes ou intertrochantériennes instables
Les patients qui reçoivent un diagnostic de fracture sous-trochantérienne ou intertrochantérienne instable sont traités chirurgicalement à l’aide de clous centromédullaires.


Énoncé de qualité 6 : Intervention chirurgicale pour fractures intracapsulaires déplacées
Les patients qui reçoivent un diagnostic de fracture intracapsulaire déplacée sont traités chirurgicalement par arthroplastie.


Énoncé de qualité 7 : Transfusions sanguines postopératoires
Les patients ayant une fracture de la hanche ne reçoivent pas de transfusions sanguines s’ils sont asymptomatiques et s’ils présentent un taux d’hémoglobine postopératoire égal ou supérieur à 80 g/l.


Énoncé de qualité 8 : Mise en charge selon la tolérance
Les patients ayant une fracture de la hanche sont mobilisés pour une mise en charge selon la tolérance dans les 24 heures suivant l’intervention chirurgicale.


Énoncé de qualité 9 : Mobilisation quotidienne
Après l’intervention chirurgicale, les patients ayant une fracture de la hanche sont mobilisés quotidiennement pour augmenter leur tolérance fonctionnelle.


Énoncé de qualité 10 : Dépistage et gestion du délire
Les patients ayant une fracture de la hanche subissent un test de dépistage du délire au moyen d’un outil validé dans le cadre de leur évaluation initiale, puis au moins une fois toutes les 12 heures pendant leur séjour à l’hôpital, après des transitions entre des milieux de soins et après tout changement dans l’état médical. Les patients reçoivent des interventions destinées à prévenir le délire et à favoriser le rétablissement si le délire est présent.


Énoncé de qualité 11 : Prise en charge postopératoire
Les patients ayant une fracture de la hanche reçoivent des soins postopératoires de la part d’une équipe interdisciplinaire conformément aux principes des soins gériatriques.


Énoncé de qualité 12 : Renseignements à l’intention des patients, des familleset des personnes soignantes
Les patients ayant une fracture de la hanche et (ou) leur famille et leurs personnes soignantes reçoivent des renseignements sur les soins aux patients adaptés aux besoins du patient et offerts en temps opportun dans le continuum des soins.


Énoncé de qualité 13 : Réadaptation
Les patients ayant une fracture de la hanche participent à un programme interdisciplinaire de réadaptation (dans un hôpital, un milieu communautaire ou une combinaison des deux) dans le but de revenir à leur état fonctionnel précédant la fracture.


Énoncé de qualité 14 : Prise en charge de l’ostéoporose
Pendant leur séjour à l’hôpital, les patients souffrant d’une fracture de la hanche subissent une évaluation de l’ostéoporose effectuée par un clinicien expert dans le domaine et, si cela s’avère approprié, ils se voient offrir une pharmacothérapie pour l’ostéoporose.

Énoncé de qualité 15 : Soins de suivi
Au moment de recevoir leur congé, les patients ayant une fracture de la hanche obtiennent un rendez-vous de suivi avec un fournisseur de soins primaires dans les deux semaines après leur retour à domicile et un rendez-vous de suivi avec le service d’orthopédie dans les 12 semaines après l’intervention chirurgicale.

Sommaire

La présente norme de qualité porte sur les soins destinés aux adultes âgés de 50 ans et plus qui subissent une intervention chirurgicale pour le traitement de fractures de fragilisation de la hanche. Les fractures de fragilisation sont des fractures causées par des traumatismes à basse énergie comme des chutes depuis une position debout.


La présente norme comprend 15 énoncés de qualité abordant des domaines cernés par le Comité consultatif relatif sur la norme de qualité relative aux fractures de fragilisation de la hanche de Qualité des services de santé Ontario comme présentant un potentiel d’amélioration élevé des soins offerts aux personnes souffrant de fractures de la hanche en Ontario.

La présente norme de qualité vise les adultes âgés de 50 ans et plus qui subissent une intervention chirurgicale pour le traitement de fractures de fragilisation de la hanche et les soins offerts à partir du moment où ils se présentent au service des urgences jusqu’à trois mois après l’intervention chirurgicale. Les fractures de fragilisation de la hanche sont des fractures du fémur causées par des traumatismes à basse énergie comme des chutes depuis une position debout. Cette norme de qualité ne s’applique pas aux personnes souffrant de fractures de la hanche découlant d’un traumatisme à haute énergie ni aux personnes souffrant de fractures de fragilisation qui ne sont pas des candidats au traitement chirurgical.

Les victimes de fractures de fragilisation sont généralement des personnes âgées atteintes d’ostéoporose et d’une gamme d’autres comorbidités. Pour ces personnes fragiles, une fracture de la hanche peut constituer un événement catastrophique qui entraîne un déclin marqué de la santé et de l’autonomie.

Environ 13 000 personnes vivant en Ontario sont victimes d’une fracture de la hanche chaque année. Environ 20 % d’entre elles mourront au cours de l’année suivant leur fracture, 20 % de celles qui étaient autonomes avant leur fracture seront admises dans un foyer de soins de longue durée et moins de la moitié des personnes qui vivaient de façon autonome auparavant seront en mesure de marcher sans aide à la suite de la fracture1 . Les dépenses en soins de santé associées à une fracture de la hanche sont importantes, représentant près de 500 millions de dollars par année en Ontario .

Il existe une variation considérable dans la qualité des soins en matière de fracture de la hanche en Ontario. Au cours de l’exercice 2014-2015, environ 20 % des patients souffrant d’une fracture de la hanche en Ontario avaient attendu plus longtemps que les 48 heures recommandées pour l’intervention chirurgicale (cela se situait entre 2 et 45 % à l’échelle des hôpitaux en Ontario). Les résultats pour les patients variaient grandement également, les taux de mortalité dans les 30 jours ajustés en fonction des risques en 2014-2015 variant de 3 à 17 % à l’échelle des hôpitaux (Base de données sur les congés des patients et Système national d’information sur les soins ambulatoires, avril 2016).

La présente norme de qualité est éclairée par le Quality-Based Procedures Clinical Handbook for Hip Fracture (2013) de Qualité des services de santé Ontario et du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario, outre d’autres sources d’orientation. Elle n’a pas pour objet de fournir une orientation pour tous les domaines thématiques abordés dans ledit manuel clinique de 2013; les énoncés de qualité dans la norme sont axés sur des domaines qui ont été considérés comme prioritaires parce qu’ils présentaient la plus importante possibilité d’amélioration quant à la manière dont les soins des fractures de la hanche en Ontario sont dispensés actuellement.

Il convient de noter également que la présente norme de qualité est dépourvue d’une orientation relative au volet du financement des hôpitaux dudit manuel clinique de 2013; la portée et les énoncés de la norme sont axés sur la pratique clinique.

Cette norme de qualité repose sur les principes de respect et d’équité. Les personnes ayant des fractures de la hanche reçoivent des services qui sont respectueux de leurs droits et de leur dignité et qui favorisent l’autodétermination.

Les personnes atteintes de fractures de la hanche reçoivent des services qui sont respectueux de leur identité sexuelle, de leur orientation sexuelle, de leur statut socio-économique, de leur logement, de leur âge, de leurs antécédents (y compris les antécédents culturels, ethniques et religieux déclarés) et de leur invalidité.

Un système de santé de qualité supérieure fournit une accessibilité, une expérience et des résultats adéquats pour tous les Ontariens, peu importe où ils vivent, ce qu’ils possèdent ou qui ils sont.

Un nombre limité d’objectifs globaux sont définis pour cette norme de qualité; ces objectifs ont été associés aux indicateurs de rendement de manière à mesurer la réussite de cette norme de qualité dans son ensemble :

  • Pourcentage de patients opérés pour une fracture de la hanche qui meurent dans les 30 ou 90 jours suivant l’intervention chirurgicale.
  • Pourcentage de patients opérés pour une fracture de la hanche qui parviennent à une mise en charge selon la tolérance dans les 24 heures suivant l’intervention chirurgicale.
  • Pourcentage de patients opérés pour une fracture de la hanche qui reviennent à l’état fonctionnel précédant la fracture dans les 90 jours ou les 6 mois suivant l’intervention chirurgicale.
  • Pourcentage de patients opérés pour une fracture de la hanche qui sont réadmis à l’hôpital dans les 30 ou 90 jours suivant l’intervention chirurgicale.
  • Pourcentage de patients vivant auparavant dans la collectivité qui subissent une intervention chirurgicale et sont en mesure de la réintégrer.

En outre, chaque énoncé de qualité de cette norme de qualité est accompagné d’un ou de plusieurs indicateurs de manière à mesurer la réussite de la mise en œuvre des énoncés.

In 2011/12 fiscal year, there were 12,860 hospital admissions for hip fractures in Ontario. For an elderly individual, a hip Fracture can result in morbidity, permanent disability and loss of independence, and for many, premature mortality. About 20% of people die within a year of a hip fracture with risk of mortality higher for men, people of more advanced age, and for those living in nursing homes.

Au cours de l'exercice 2011-2012, il y a eu 12 860 hospitalisations liées à des fractures de la hanche en Ontario. Pour une personne âgée, une fracture de la hanche peut entraîner une morbidité, une incapacité permanente, une perte d'autonomie et, chez un grand nombre, une mortalité prématurée. Environ 20 % des personnes souffrant d'une fracture de la hanche mentent dans un délai d’un an, le risque de mortalité étant plus élevé chez les hommes, chez les personnes d’âge plus avancé et chez celles qui vivent dans des établissements de soins de longue durée.

Malgré ce lourd fardeau de maladies, des chercheurs du monde entier ont mis en évidence le fait que souvent, les pratiques exemplaires en matière de gestion des fractures de la hanche ne sont pas appliquées uniformément, et que l’on pourrait obtenir de meilleurs résultats chez les patients ayant une fracture de la hanche en se conformant davantage aux pratiques exemplaires fondées sur des données probantes1,2. En Ontario, la large variation régionale constatée relativement à un certain nombre de mesures laisse entrevoir diverses possibilités d'amélioration. Par exemple, le pourcentage de patients souffrant d’une fracture de la hanche et ayant subi une chirurgie dans les 48 heures suivantes allait de 67 % à 94 % dans les 14 réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS), la durée moyenne des séjours aux soins actifs variant entre 8 à 13 jours et le pourcentage de patients ayant obtenu leur congé d’établissements de soins actifs et transférés vers un établissement de SLD variant entre 11 % et 24 %3. Cette variation extraordinaire constatée au sein du même système de santé financé par les fonds publics laisse entendre que des améliorations sont possibles en mettant en œuvre des normes d’exercice cohérentes.

Figure 1

Le pourcentage de patients souffrant d’une fracture de la hanche qui ont subi une intervention chirurgicale dans les 48 heures après s’être présentés une première fois à l’hôpital variait entre 70,2 % et 91,6 % entre les régions des RLISS.

graph


Source des données : Base de données sur les congés des patients (BDCP), Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA), données fournies par le MSSLD.


1 KOVAL, K. J., M. L. Skovron, G. B. Aharonoff et J. D. Zuckerman. « Predictors of functional recovery after hip fracture in the elderly », Clin Orthop Relat Res., vol. 348 (1998), pp. 22 à 28.

2CHUDYK, A. M., J. W. Jutai, R. J. Petrella et M. Speechley. « Systematic review of hip fracture rehabilitation practices in the elderly », Arch Phys Med Rehabil., vol. 90, no 2 (2009), pp. 246 à 262.

3 Base de données sur les congés des patients (BDCP), Système national d’information sur les soins ambulatoires (SNISA), données fournies par le MSSLD.

«Je suis reconnaissant pour mon traitement, mais deux questions demeurent. Premièrement, quand je suis arrivé à l'urgence à 22 h le soir après une chute, aucun chirurgien orthopédique n’était disponible ou n’a été appelé jusqu'au lendemain matin. Comme je n’ai pu voir un chirurgien rapidement, on m'a dit que je développerais une nécrose avasculaire. J'ai subi une arthroplastie partielle plutôt que de recevoir des vis chirurgicales. J’ai donc un dispositif en moi pour le reste de mes jours. Deuxièmement, entre l'hôpital et la transition vers des soins de réadaptation communautaires, il existe des lacunes au niveau de la physiothérapie ou des soins quotidiens, lacunes qui entraînent chez un patient, je crois, une régression sur le plan de sa force et de son rétablissement. Je ne me suis jamais senti aussi faible et inutile que dans cette étape de ma vie. Ces lacunes doivent être atténuées ou éliminées. »

Norman Ferguson, membre du Comité consultatif sur la norme de qualité relative aux fractures de fragilisation de la hanche

« Parfois, les personnes travaillant dans des parties différentes d’une organisation n'ont qu’une connaissance partielle de la façon de procéder avec des patients atteints de fractures de la hanche ou ne disposent que de renseignements partiels en la matière. Je pense que cette norme de qualité aidera les fournisseurs à rassembler toutes les connaissances et toute l’information qui sont éparpillées, tout en travaillant ensemble à la normalisation des soins. Par exemple, l'hôpital où je travaille a mis en œuvre un nouveau cheminement pour s’assurer que les patients souffrant de fractures de la hanche subissent une intervention chirurgicale dans les 48 heures. Maintenant, quand un patient ayant une fracture de la hanche se présente à l'hôpital, certaines choses se font automatiquement. Auparavant, même si tout le monde savait qu’une chirurgie devrait avoir lieu dans les 48 heures, on n’accordait pas toujours la priorité à cette nécessité. Je pense que cet exemple démontre l'utilité de la normalisation. J'espère que la norme de qualité relative aux fractures de la hanche améliorera la qualité des soins dispensés aux patients, car lorsque des soins peuvent être normalisés en fonction des meilleures données probantes, cela produit habituellement de meilleurs résultats. »

Dre Sarah Ward, membre du Comité consultatif sur la norme de qualité relative aux fractures de fragilisation de la hanche

Cette norme de la qualité a été réalisée en septembre 2017.

Pour obtenir de plus amples renseignements, envoyez un courriel à l'adresse QualityStandards@HQOntario.ca.

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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