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Six choses que les étudiants et internes en médecine devraient remettre en question

La campagne Choosing Wisely Canada (Choisir avec soin) vise à modifier la culture de la formation médicale autorisant les comportements qui peuvent se traduire par des soins inutiles.

Début novembre, j’ai eu l’occasion de prendre la parole lors d’une réunion d’étudiantes et étudiants en médecine de toutes les régions du Canada, qui s’étaient rassemblés à l’occasion de la rencontre inaugurale de la campagne Choosing Wisely Canada STARS (Students and Trainees Advocating for Resource Stewardship).

La campagne Choisir avec soin a pour but d’encourager les médecins et les patients à dialoguer au sujet des examens, traitements et interventions inutiles. Les examens inutiles n’ajoutent rien aux soins et grèvent nos ressources, mais qui, au-delà de cette considération, risquent de porter préjudice aux patients. Les États-Unis, l’Australie, l’Italie et le Royaume-Uni ont lancé des campagnes similaires et une dizaine d’autres pays s’intéressent au concept.

Jusqu’ici, Choisir avec soin centrait son attention sur la collaboration avec le corps médical afin d’établir des listes de recommandations concernant les examens, traitements et interventions dont on fait une utilisation excessive ou inutile. STARS est la toute nouvelle campagne de Choisir avec soin pour laquelle l’organisme sollicite la participation des étudiants en médecine. Cette initiative, qui est dirigée par les étudiants, a pour but de prôner la gestion responsable des ressources (planification et administration responsables des soins de santé) auprès des étudiants de premier, deuxième et troisième cycles et des programmes d’éducation permanente et de les sensibiliser aux soins inutiles.

Lors du lancement de STARS en novembre, il y avait dans la salle un groupe impressionnant de futurs médecins et beaucoup d’énergie. Cliquez ici pour voir une vidéo des points saillants de la journée.

Les étudiants ont établi une liste intitulée “Six choses que les étudiants et internes en médecine devraient remettre en question”. Cette liste comprend une série d’énoncés qui s’adressent aux apprenants, mais aussi aux médecins en exercice, notamment ceux qui enseignent et font de la formation.

Cette liste, qui a été conçue à l’instigation d’un groupe d’étudiantes et étudiants de l’Université of Toronto, a été établie à l’aide des résultats d’un sondage mené auprès de tous les étudiants en médecine du Canada; ils ont été près de 2 000 à répondre au questionnaire qui leur avait été envoyé. Le but est de modifier la culture de la formation médicale en questionnant les comportements qui peuvent se traduire par des soins inutiles. En favorisant un milieu éducatif où les dirigeants et les enseignants peuvent discuter des incertitudes ou se poser des questions lorsque des examens ou traitements risquent de faire plus de mal que de bien, notre système de santé tout entier ne s’en porterait que mieux en favorisant la qualité et en permettant aux patients et aux gens d’atteindre leur plein potentiel.

Voici la liste; elle comporte beaucoup de choses à ne pas faire qui peuvent faire une différence :

  1. Ne prescrivez pas un examen invasif avant d’avoir envisagé une option moins invasive.
  2. Ne prescrivez pas des examens, traitements ou interventions qui ne modifieront pas l’état clinique du patient.
  3. N’hésitez pas à demander des explications au sujet des examens, traitements ou interventions prescrits qui vous semblent inutiles.
  4. Ne manquez pas de dialoguer avec les patients au sujet de l’utilité d’un examen, d’un traitement ou d’une intervention.
  5. Ne prescrivez pas des examens ou des interventions dans le seul but d’obtenir une expérience clinique personnelle.
  6. Ne prescrivez pas des examens ou traitements parce que vous pensez que c’est ce que votre superviseur voudrait.

Comme la campagne générale de Choisir avec soin, la campagne STARS devra être soigneusement évaluée pour s’assurer qu’elle aura vraiment une incidence sur les résultats pour les patients. Cependant, on peut dire qu’elle est très bien partie puisque les médecins de demain sont déterminés à prodiguer des soins de qualité exemplaire à leurs futurs patients.

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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