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Dr. Joshua Tepper

Comment prenons-nous soin des gens à l’approche de la fin de leur vie?

Qualité des services de santé Ontario (QSSO) a publié en 2014 une analyse mettant les soins de fin de vie au premier plan. Aujourd’hui, nous continuons à participer à la transformation des soins palliatifs dans la province dans le cadre du tout récent Réseau de soins palliatifs de l’Ontario.

Le plus récent rapport de QSSO porte sur les soins palliatifs et examine les soins et les services reçus par les patients pendant leur dernier mois de vie afin de comprendre l’efficacité du système de santé auprès des personnes en fin de vie.

Depuis quelque temps, les soins de fin de vie sont à l’avant-plan du débat public, en partie en raison des travaux du Parlement du Canada entourant l’aide médicale à mourir. Toutefois, ces discussions ne devraient pas éclipser l’évolution importante de notre système de santé quant aux soins palliatifs. Notre système prend en charge les soins « du berceau à la tombe », mais on accorde traditionnellement beaucoup plus d’attention au début de la vie et aux divers incidents qui surviennent en cours de route qu’aux derniers moments.

C’est possiblement un peu en raison de cette orientation que notre rapport sur les soins palliatifs a conclu qu’il y avait des progrès à faire.

Des 95 000 personnes décédées en Ontario en 2014-2015, à peine plus de la moitié ont reçu des soins palliatifs sous une forme ou une autre. Et parmi les 54 000 patients ayant bénéficié de soins de cette nature, la moitié n’a commencé à en recevoir que durant leur dernier mois de vie.

Ces chiffres sont éloquents. La médecine moderne a prolongé nos vies à un point qui aurait jadis été inconcevable. La nature même des maladies évolue, et les maladies chroniques sont aujourd’hui à l’origine de la plupart des décès; nous sommes donc à même de mieux planifier la fin de la vie. Par conséquent, il est devenu possible d’entreprendre les soins palliatifs beaucoup plus tôt et d’en faire apprécier les bienfaits aux gens – en plus de soulager la douleur et les symptômes des patients, ces soins appuient les patients et leur famille pendant une période de deuil difficile.

Notre rapport mentionne également que près des deux tiers des patients ayant reçu des soins palliatifs avaient eu une consultation non prévue aux urgences dans leur dernier mois de vie. Il est certes peu réaliste de viser l’élimination complète de ces visites, mais le taux actuel est presque assurément supérieur à ce à quoi on pourrait s’attendre d’un système de santé très efficace. Autre volet à améliorer : près des deux tiers de ces patients sont décédés à l’hôpital, alors qu’on sait que la plupart des gens préféreraient mourir à la maison.

Pour prodiguer des soins de santé, nous devons donner aux patients la possibilité de recevoir des soins au moment et à l’endroit où ils en ont besoin et veiller à ce que ces soins soient offerts par des professionnels bien formés. Nous devons donc bâtir un système de santé en mesure d’offrir des soins de qualité aux patients en fin de vie.

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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