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Dr. Joshua Tepper

Dites-nous ce que vous pensez de nos nouvelles normes de qualité

Nous avons publié les nouvelles ébauches de nos trois premières normes de qualité. Lisez-les et faites-nous part de vos commentaires.

En novembre dernier, j’ai parlé de l’importance des données probantes dans un système de santé en apprentissage et discuté d’une nouvelle feuille de route pour guider nos efforts d’élaboration des preuves au cours des trois prochaines années.

Un important élément de cette feuille de route porte sur l’adoption d’une gamme croissante de normes de qualité axées sur les domaines de soins pour lesquels il faut améliorer la qualité. Une norme de qualité est un ensemble concis d’énoncés fondés sur des données probantes expliquant en quoi consistent des soins de qualité supérieure pour une affection ou un domaine de services donné. Par conséquent, chaque norme offre au personnel clinique et aux administrations un moyen efficace de surveiller leurs propres soins (par rapport à la norme) et de déterminer les domaines qui peuvent être améliorés.

Il est très important de souligner que chaque norme est un moyen d’expliquer aux patients et patients à quel genre de soins ils doivent s’attendre. Une communication claire et précise entraîne moins de confusion et de malentendus.

En février, nous avons pris la première mesure vers la réalisation de cet objectif en annonçant la mise au point de nos trois premières normes de qualité. Ces normes concernent les soins de santé mentale, l’un des trois domaines émergents dont il est question dans notre Plan stratégique et qui prennent beaucoup d’importance en Ontario. Les problèmes associés à l’obtention des services, aux transitions entre les milieux de soins et à l’équité minent les soins de santé mentale dans notre province. Il est donc logique de commencer par là, d’établir trois normes portant sur la dépression majeure, la schizophrénie, et les symptômes de démence.

Cette semaine, nous avons affiché les ébauches de ces normes. Je vous invite à nous faire part de vos commentaires; nous nous en servirons dans l’élaboration finale de chaque norme.

Après avoir reçu vos commentaires, nous publierons les trois normes officielles à l’automne. Avec l’aide de nos partenaires, nous communiquerons chaque norme aux professionnelles et professionnels de la santé, aux patientes et patients, aux aidantes et aidants et au public, dans le but d’en appuyer l’adoption à l’échelle du système de santé de la province.

Pour l’instant, j’aimerais me concentrer sur la norme de qualité concernant les troubles dépressifs majeurs. Malheureusement pour les personnes qui souffrent de cette maladie, l’une des plus communes, il y a encore de grandes lacunes dans l’accès aux soins et la qualité des soins fournis. Nombre de ces lacunes concernent l’accès et les visites de suivi. Par exemple, seulement une personne sur trois qui sortent de l’hôpital après un diagnostic primaire de dépression ou d’autres troubles de l’humeur reçoit les soins de suivi recommandés et voit un médecin dans les sept jours.

Je constate moi-même les problèmes auxquels les personnes en proie à la dépression sont confrontées. J’ai travaillé avec des personnes en dépression qui n’ont pas pu obtenir des soins de psychothérapie ou ne voulaient même pas entendre parler de médicaments. Les stigmates associés à cette maladie semblent peser sur ces personnes autant que les symptômes eux-mêmes. Il y a peu de maladies qu’on peut qualifier de « cataclysmiques » sans exagération. La dépression en fait partie.

Notre nouvelle norme de qualité concernant les troubles dépressifs majeurs s’adresse aux quelque 7 % de personnes qui répondent aux critères de dépression majeure et s’applique aussi à celles qu’on suspecte de souffrir de troubles dépressifs majeurs. Elle comporte 13 énoncés de qualité traitant de l’évaluation du risque de suicide et des interventions, de la prise de décision partagée, du traitement après diagnostic, du contrôle de l'adhésion au traitement et des antidépresseurs et de l’optimisation, et des modifications ou de l’ajout de thérapies.

Pour avoir une idée précise du travail requis pour établir cette norme, nous avons consulté le Dr Peter Voore, coprésident du comité consultatif sur les troubles dépressifs majeurs, et Anita Barnes, patiente qui fait partie de ce même comité.

Mme Barnes a joué un rôle important dans l’élaboration de la norme en tant que membre du comité d’expertes et d’experts en raison de ses expériences. « Ayant connu la dépression pendant de nombreuses années, j’ai beaucoup de mal à parler de mon vécu. Je trouve formidable que Qualité des services de santé Ontario commence à faire participer les patientes et patients », a-t-elle déclaré.

 « Il est important pour les professionnelles et professionnels de la santé d’entendre les histoires des patients et patients comme un moyen de rétroaction au sujet de ce qui fonctionne ou pas, et de ce qu’il faut améliorer… Nous espérons qu’il sera un jour plus facile pour les personnes en proie à la dépression d’obtenir l’aide et les soins dont elles ont besoin en temps voulu. J’espère que les normes souligneront l’importance d’une approche de traitement holistique, qui comprendra des soins complémentaires. »

Le Dr Voore est un psychiatre qui a travaillé dans le domaine des urgences, de la psychiatrie générale, de l’administration et de l’éducation médicale pendant plus de 25 ans. Il est maintenant directeur clinique des soins ambulatoires et des traitements structurés au Centre de toxicomanie et de santé mentale. « Les normes de qualité constituent une approche excellente et de haut niveau pour améliorer les soins, déclare le Dr Voore. Je pense que cette méthode a le potentiel d’améliorer les soins et d’assurer que plus de personnes accèdent à des soins de grande qualité fondés sur des données probantes partout dans la province. »

Je souhaite remercier tous les expertes et experts – les patientes et patients, les cliniciennes et cliniciens et toutes les autres personnes qui travaillent dans le système de santé – qui ont accepté de faire bénévolement partie de l’un de nos comités consultatifs sur les normes de qualité. Vos points de vue ont enrichi notre travail et les expériences que vous avez vécues ont étayé chaque norme de manière importante.

Les deux autres normes concernent la schizophrénie et la démence. La norme axée sur la schizophrénie porte essentiellement sur les soins prodigués aux personnes âgées de 18 ans et plus atteintes de schizophrénie, notamment celles qui se présentent aux urgences ou sont hospitalisées. Elle souligne les lacunes dans les soins de suivi et le taux de réadmission qui est actuellement très élevé. Cette norme, qui comprend 11 énoncés sur la qualité, a pour but d’orienter les gens qui transitionnent entre milieux de soins et traite du dépistage de la consommation de substances, des évaluations exhaustives, de l’importance de l’activité physique et d’une bonne alimentation, de la cessation du tabagisme, de la thérapie cognitivo-comportementale et des interventions familiales.

La norme sur les symptômes comportementaux de la démence traite des soins prodigués aux personnes atteintes de démence qui exhibent des comportements tels que l’agitation ou l’agressivité dans un milieu institutionnel. Il s’agit d’un autre domaine de soins où il y a beaucoup de variations, surtout en ce qui a trait à l’utilisation des moyens de contention et des antipsychotiques. La norme comprend 14 énoncés sur la qualité axés sur les transitions en matière de soins, les milieux de soins appropriés, la formation et l’éducation des aidantes et aidants, le bilan comparatif des médicaments, le suivi des psychotropes, les plans de soins individualisés et les interventions non pharmacologiques.

Il me tarde de savoir comment ces normes de qualité vont évoluer après notre appel de commentaires que nous avons fait parvenir à des personnes comme vous. Il est important de souligner que ces normes de qualité ne resteront pas sur notre site Web, mais qu’elles encourageront les efforts d’amélioration de la qualité et nous aideront à observer la qualité des soins prodigués partout dans la province et à produire des rapports.

Il est important d’établir et de maintenir des normes claires et précises comme celles-ci, car ces normes servent de référence pour l’excellence des soins et appuient les initiatives prises pour améliorer la qualité. Nous espérons créer un jour une bibliothèque complète de normes de qualité portant sur un vaste éventail d’affections que les patientes et patients et les fournisseurs de soins pourront consulter afin d’y trouver une liste de normes associées à une maladie ou un problème spécifique. Ce n’est que le début. Nous avons hâte de recevoir vos commentaires.

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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