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Homme assis sur un banc
Dr. Joshua Tepper

Mesure des lignes de faille du système

Un système de santé de qualité assure la prestation de soins de manière intégrée dans toute une panoplie de configurations de soins et de populations de patients. Malheureusement, même un excellent système de soins de santé présente des lignes de faille dans lesquelles les patients peuvent se retrouver avec une qualité déficiente.

À la hauteur, le 11e rapport annuel de Qualité des services de santé Ontario sur le rendement du système de santé de la province et sur la santé des Ontariens documente ces lignes de faille de même que d’autres secteurs où le système peut être amélioré. Ce rapport permet de prendre le pouls du système sur un large spectre et d’obtenir des témoignages de gens comme Gordon, Lilac et Elgin, qui nous partagent leur expérience comme patient, et celle de Shawn Dookie, une infirmière praticienne.

En commençant par l’entrée initiale dans le système, À la hauteur cette année identifie certaines préoccupations. Comparativement à 10 autres pays développés, l’Ontario arrive parmi les pires en ce qui a trait à l’accès à un fournisseur de soins primaires le même jour ou le jour suivant lorsque quelqu’un est malade. Cette mesure ne s’est pas améliorée cette année, car plus de la moitié des Ontariens sondés ont indiqué avoir eu ce problème.

Alors lorsque les patients doivent aller à l’urgence, cela a pris une heure et demie de plus en moyenne avant d’être admis à un lit d’hôpital comparativement à l’année précédente. Cela peut, en grande partie, être attribuable au fait qu’une moyenne de 3 961 lits ont été occupés quotidiennement par des patients attendant des soins ailleurs en 2015/2016 (aussi désignés soins de niveau de remplacement). Pour ceux d’entre vous qui veulent voir une performance du type Rick Mercer au sujet des soins de niveau de remplacement et son incidence sur le système, cette vidéo a été tournée par le président du comité des normes de qualité de Qualité des services de santé Ontario, Dr Chris Simpson, il y a deux ans, lorsqu’il était président de l’Association médicale canadienne.

Un progrès minime a été noté dans la réduction du nombre de personnes ayant un problème de santé mentale ou un problème d’utilisation d’une substance, qui se sont rendues à l’urgence sans pouvoir voir un psychiatre ou un autre médecin d’abord (33,1 % en 2015).

Certains temps d’attente continuent d’être un problème en Ontario. Les remplacements de hanche et de genou sont en croissance, et peu de patients reçoivent une chirurgie à l’intérieur du délai cible. Par exemple, 5 % moins de patients attendant une chirurgie du genou de priorité 4 en 2016/2017 ont reçu une chirurgie à l’intérieur du délai cible, comparativement à 2014/2015.

De plus, seulement 56,7 % des patients recevant des soins à la maison ont vraiment senti qu’ils avaient joué un rôle dans leur propre plan de soin. Et la détresse des aidants qui procurent des soins de manière informelle pour les patients requérant des soins à la maison a augmenté de 21,2 % en 2012/2013 à 24,3 % dans la première partie de 2016/2017.

Qualité des services de santé Ontario se soucie toujours d’équité dans la prestation de service, et encore cette fois, À la hauteur cerne des secteurs de préoccupation.

  • Environ 1 personne sur 12 en Ontario a signalé avoir de la difficulté à payer ses frais de médicaments.
  • Quant à l’accès à des soins constants et soutenus auprès d’un même médecin, il y a des variations selon les régions, ou entre les régions rurales vs urbaines. Par exemple, la proportion de gens qui ont connu une forte continuité de soin varie de 66,5 % dans le Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) du Sud-Est par rapport à 49,8 % pour le RLISS du Centre-Ouest.
  • Le taux de mortalité prématurée montre de frappantes variations à travers la province avec le taux d’années potentielles de vie perdues étant 2,5 fois plus élevé dans la région du RLISS du Nord-Ouest à 7 647 années potentielles de vie perdues par 100 000 personnes, comparé à 3 026 années potentielles de vie perdues dans le RLISS de la région du Centre pour la même période.
  • Le dépistage du cancer du colorectal présente des iniquités selon le revenu. Les résidents urbains dans les quartiers à plus faibles revenus ont eu le plus haut taux de dépistage en retard en 2015 à 46,5 %, comparé à 32,7 % pour les quartiers à revenus plus élevés.

La mesure de participation du patient aux soins à la maison et la continuité des soins, dont on a fait référence ci-dessus, sont deux des quatre nouveaux indicateurs ajoutés au rapport À la hauteur cette année. Les deux autres indicateurs sont :

  • Le temps d’attente entre le moment où un patient est évalué ou inscrit à l’urgence jusqu’au moment où il voit un médecin pour la première fois. Le temps moyen que les patients ont attendu pour voir un médecin a augmenté légèrement cette année par rapport à l’an dernier, à 1,5 h par rapport à 1,4 h.
  • Le temps d’attente entre le moment où un patient qui a le cancer est référé par un médecin de soins primaires à un chirurgien jusqu’au moment de leur premier rendez-vous avec un chirurgien. Près de 6 patients ontariens sur 7 qui ont subi une chirurgie pour un cancer ont eu leur premier rendez-vous chirurgical dans les temps cibles en 2016/2017.
  • De plus, les découvertes sont maintenant disponibles sur la prestation de soins primaires dans les sous-régions de RLISS et dans des secteurs géographiques plus petits à l’intérieur des Réseau local d'intégration des soins de santé.

    Dans La qualité ça compte : Réaliser l'excellence des soins pour tous, notre rapport sur comment améliorer la qualité dans le système, il est noté que les écarts de mesure existent dans la documentation des transitions dans les soins, et que des transitions plus sécuritaires et efficaces pour les patients requièrent des responsabilités appropriées et des données objectives plutôt que des anecdotes. » À la hauteur, cette année, est un exemple de comment nous établissons des ponts entre nos écarts de connaissance, en produisant des données qui donnent un éclairage sur les secteurs à améliorer.

    Le rapport documente également les secteurs où l’Ontario se démarque, et ces résultats ne sont pas insignifiants, car ils démontrent dans l’ensemble que les Ontariens vivent plus longtemps et perdent moins d’années de vie en raison d’une mort prématurée. À la hauteur indique également que les résidents en soins de longue durée reçoivent de meilleurs soins en fonction d’un certain nombre de paramètres, et plus de gens reçoivent un dépistage pour le cancer colorectal en temps opportun.

    Ces statistiques sont aussi utiles, car elles démontrent que l’amélioration est possible, et nous guide sur la manière que ces améliorations surviennent.

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    Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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