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Dr. Joshua Tepper and Dr. Tim Jackson

Mesurer - Changer – Améliorer : la qualité des soins chirurgicaux en Ontario

Il ne suffit pas de mesurer la qualité pour améliorer les soins de santé. Mais transformer ces données en possibilités d'amélioration peut avoir un impact très réel sur les patientes et patients, leur santé et leur sécurité.

C’est ce que démontre un récent rapport de Qualité des services de santé Ontario, intitulé Chirurgie de qualité : Améliorer les soins chirurgicaux en Ontario.

Ce rapport explique comment 29 hôpitaux de l’Ontario participant à un programme international d’amélioration de la qualité des soins chirurgicaux améliorent la sécurité des patients dans des domaines clés comme les infections post-opératoires.

Le programme international concerne près de 700 hôpitaux du monde entier et recueille et compare des données chirurgicales dans 14 domaines clés. Il fournit aussi aux hôpitaux des pratiques exemplaires et des programmes visant à réduire les risques de complications correspondant à leurs données et à faire en sorte que chaque étape de l’intervention chirurgicale soit aussi sécuritaire que possible.

Rendre la chirurgie aussi sûre que possible peut avoir un impact considérable sur la sécurité des patients dans les hôpitaux. Comme le démontrent les Drs Ross Baker et Peter Norton et leurs collègues dans l’étude innovatrice sur les effets indésirables qu’ils ont menée en 2004, intitulée The Canadian Adverse Events Study : the incidence of adverse events among hospital patients in Canada, les événements indésirables liés aux interventions chirurgicales représentent le type d'événements indésirables le plus fréquent dans les hôpitaux.

Il est important de mesurer les paramètres clés des soins chirurgicaux, car, sans données fiables et comparatives, il peut être difficile de déterminer si votre hôpital a des problèmes qui doivent être résolus.

Ce qui est très positif, c'est que le nouveau rapport de Qualité des services de santé Ontario démontre que les 29 hôpitaux de la province membres du réseau, ou la majorité d'entre eux, font aussi bien ou mieux que des hôpitaux comparables du monde entier grâce à un certain nombre de mesures chirurgicales importantes. Mais le rapport démontre aussi que les hôpitaux peuvent faire mieux, surtout au chapitre des infections du site opératoire, du taux d'infections urinaires et du taux global de complications courantes

Un établissement ontarien montre à quel point faire partie du réseau est utile et peut contribuer à réduire considérablement les infections du site opératoire.

Comme le démontre le Dr Duncan Rozario de l’Hôpital Trafalgar Memorial d'Oakville dans une étude publiée récemment, une série de mesures mises en œuvre simultanément peuvent réduire considérablement le nombre d’infections. Ces mesures ont une grande portée et comprennent faire prendre une douche à la patiente ou au patient et lui couper les cheveux avant une opération et limiter le nombre de personnes présentes dans la salle d'opération durant l'intervention

Il importe de savoir que toutes ces mesures sont fondées sur des pratiques exemplaires, les études disponibles et la connaissance de la physiopathologie des maladies, et qu'il a été déterminé qu’elles réduisent les taux de complications. Comme le souligne le Dr Rozario, faire partie du collaboratif des soins chirurgicaux en Ontario « permet le partage de l'information et des mesures d'amélioration de la qualité afin de permettre aux participantes et participants de se communiquer des idées, quel que soit le succès ».

D'autres efforts ciblés déployés par certains hôpitaux de la province donnent des résultats positifs similaires. Il est intéressant de noter qu’améliorer la communication et modifier la culture dans la salle d'opération peut avoir un impact positif aussi important que des changements cliniques ou techniques.

Il s’est établi en Ontario un solide réseau d'hôpitaux voués à l'amélioration de la qualité des soins chirurgicaux, qui se compose maintenant de 31 hôpitaux et auquel, espérons-le, d’autres viendront se joindre bientôt.

Pour reprendre ce qu’a dit le Dr Andy Smith, président-directeur général de Sunnybrook lors d'une récente réunion au sujet de la qualité chirurgicale en Ontario : « Il n' y a vraiment pas de raison pour que la qualité des soins chirurgicaux en Ontario ne puisse aspirer à être la meilleure au monde. »

Pour en savoir plus sur ce programme, visitez https://www.facs.org/quality-programs/acs-nsqip

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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