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De nouveaux indicateurs constituent une étape importante pour faire participer les pharmaciens communautaires à l’amélioration de la qualité

Alors que la prestation des soins de santé en Ontario devient plus intégrée, l’accent mis sur les équipes de soins de santé et leur rôle pour promouvoir et soutenir des résultats positifs pour le patient devient plus pointu. Un membre important de cette équipe est le professionnel de la pharmacie communautaire.

Les professionnels de la pharmacie contribuent à la vie des patients chaque jour dans chaque partie de notre province. Notre capacité à mieux comprendre l’impact des soins pharmaceutiques – tout comme d’autres parties du système de santé – sur les résultats pour le patient et le rendement du système de santé a récemment été renforcée avec l’introduction, pour la première fois en Ontario, d’indicateurs de qualité pour les pharmacies communautaires qui sont liés au système. Ces indicateurs seront éventuellement utilisés pour orienter et éclairer l’amélioration de la qualité dans tout le secteur pharmaceutique provincial.

Ici, Anna Greenberg, présidente et chef de la direction par intérim de Qualité des services de santé Ontario – qui fera bientôt partie de Santé Ontario – et Nancy Lum-Wilson, chef de la direction et registraire de l’Ordre des pharmaciens de l’Ontario, discutent de l’intérêt croissant envers l’inclusion des pharmacies à titre de partenaires des soins intégrés et de nouvelles initiatives comme l’introduction d’indicateurs de qualité pour aider les pharmaciens communautaires à offrir des soins de qualité.

S’attaquer au trouble de consommation d’opioïdes en première ligne

« Un traitement fondé sur des données probantes peut améliorer la vie des personnes souffrant d’un trouble de consommation d’opioïdes. »

…ainsi commence un rapport préparé par le Centre canadien sur les dépendances et l'usage de substances (CCDUS) l’an dernier, qui documente les nombreuses pratiques exemplaires employées partout au pays pour gérer un problème de santé inexorablement lié à l’explosion des décès liés aux opioïdes.

L’Agence de la santé publique du Canada a estimé que 10 300 Canadiens sont morts de causes liées à la consommation d’opioïdes entre janvier 2016 et septembre 2018. Plus de 100 Ontariens meurent d’une surdose d’opioïdes chaque mois, et la crise ne connaît pas de ralentissement. Il est clair qu’il existe un consensus fondé sur des données probantes voulant qu’il est possible de faire plus et qu’il faut faire plus pour aider ceux qui travaillent en première ligne de notre système de soins de santé — cabinets de médecins de famille, cliniques dirigées par du personnel infirmier praticien et services des urgences, par exemple.
 

Compter sur les équipes chirurgicales

Il n’est pas étonnant d’apprendre que la prise d’opioïdes pour la première fois se produit fréquemment à la suite d’une chirurgie.

Les opioïdes sont devenus la catégorie incontournable de médicaments pour contrôler la douleur et, à la suite d’une chirurgie, de nombreux patients ont besoin de médicaments pour les aider à composer avec la douleur alors qu’ils se rétablissent d’une intervention. Cette situation a été documentée dans un important rapport préparé par Qualité des services de santé Ontario et publié en 2017 – qui indique que les chirurgies arrivent deuxièmes uniquement derrière les cabinets de dentiste en matière de pourcentage d’opioïdes prescrits aux patients n’en ayant jamais pris auparavant.

Aujourd’hui, 47 hôpitaux ontariens membres du Réseau d’amélioration de la qualité des soins chirurgicaux en Ontario ont lancé une campagne visant à réduire la quantité d’opioïdes prescrits par les équipes chirurgicales à la suite d’une chirurgie. C’est dans ces hôpitaux que se déroulent près de 80 % des interventions chirurgicales réalisées chaque année dans la province.

Démontrer comment un partenariat avec les patients améliore les soins

Au cours des dix dernières années, les partenariats avec les patients ont progressé en Ontario, au point où ils occupent une place importante dans la culture et la pratique d’amélioration de la qualité des soins de santé. Ils encouragent un système de santé de grande qualité en apportant à la discussion une source primordiale de points de vue et en veillant à ce que le travail accompli soit pertinent pour les besoins des patients. S’il est fait correctement, le partenariat avec les patients permet de meilleures expériences pour les patients, de meilleurs résultats pour la santé et accroît la confiance du public envers le système.

De plus, les patients veulent être inclus à titre de partenaires. Ils savent qu’ils peuvent faire une différence pour favoriser des changements positifs et pour améliorer les résultats pour la santé.

Mais comment fait-on pour préciser l’effet désiré d’un partenariat avec les patients? Nous avons tous le sentiment qu’un partenariat avec les patients est la bonne chose à faire, mais comment pouvons-nous savoir s’il est fait d’une manière pleinement significative tant pour les patients que pour les professionnels de la santé?

Douleur et stationnement : saisir l’expérience du patient

L’expérience d’un patient interagissant avec le système de soins de santé est l’une des plus importantes indications de la qualité du fonctionnement de ce système. En fait, une meilleure expérience du patient constitue l’une des quatre parties de notre quadruple objectif pour les systèmes de soins de santé (avec de meilleurs résultats, de moindres coûts et une meilleure expérience pour les cliniciens). Ici, le patient conseiller Zal Press (@PatientCommando) et Anna Greenberg, présidente et chef de la direction par intérim de Qualité des services de santé Ontario, donnent leur point de vue sur l’évaluation de l’expérience du patient.

Zal Press:  De quelle manière les patients évaluent-ils leur expérience dans le monde complexe des soins de santé? Puisque leur raison pour utiliser le système de santé peut être reliée à la douleur, commençons ici. On demande souvent aux patients d’évaluer leur douleur sur une échelle de 1 à 10. Toutefois, à titre de patient souffrant de la maladie de Crohn, la douleur dans mon intestin donne souvent la sensation d’un chat qui veut sortir en se servant de ses griffes et, très souvent, mon indicateur de douleur atteint 12 et même 15. La douleur constitue également une évaluation de la réussite. Je me souviens de m’être forcé à me lever pour marcher, une journée seulement après ma résection intestinale, pour favoriser l’évaluation par excellence d’une chirurgie intestinale réussie – le passage de gaz.


Anna Greenberg: Depuis des années, un fossé sépare le type d’expériences réelles vécues par des patients comme Zal et la façon dont le système évalue leurs expériences. Les sondages normalisés constituent l’outil de prédilection utilisé par les hôpitaux et autres pour évaluer l’expérience du patient. Toutefois, de nombreux sondages correspondent au point de vue du fournisseur ou de l’administrateur et non à ce qui est important aux yeux du patient, et le délai pour avoir accès aux résultats des sondages (sans compter leur utilisation aux fins d’amélioration) peut être trop long. De plus, les organismes se concentrent souvent sur ce qui se passe à l’intérieur de leurs murs plutôt que d’évaluer toute l’expérience qu’un patient peut avoir et, à ce titre, l’expérience vécue par le patient à sa sortie de l’hôpital.


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