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by Dr. Joshua Tepper

Arthrose : sachez qu’une meilleure option de soins existe

L’arthrose est la forme d’arthrite la plus répandue et l’une des principales causes d’invalidité.

Environ 5,6 millions de Canadiens souffrent d’arthrose et ce nombre devrait augmenter de manière significative au fur et à mesure que la population vieillit. Aucun remède n’existe encore pour cette maladie et celle-ci peut être difficile à gérer efficacement. En Ontario, les personnes souffrant d’arthrose affirment que leur qualité de vie est inférieure de 10 % à 25 % à celle des personnes qui ne souffrent pas d’arthrose et elles supportent des coûts de soins de santé deux à trois fois plus élevés. Malgré la gravité de cette situation, l’arthrose est souvent sous-diagnostiquée et sous-traitée.

L’arthrose est l’une des nombreuses maladies musculo-squelettiques qui affectent un adulte sur trois en Ontario. Les données sur le temps d’attente récemment publiées sur le site Web de Qualité des services de santé Ontario indiquent que les patients souffrant de ces maladies attendent plus longtemps que les autres patients pour accéder aux services de soins de santé, comme l’imagerie par résonance magnétique (IRM), même si ce n’est pas la meilleure option de traitement. En outre, des douleurs non maîtrisées au genou, à la hanche et au dos ont été associées à une consommation inappropriée d’opioïdes.

Pour remédier à cette situation, une approche visant à remanier et à moderniser le modèle de soins actuel en Ontario permettra aux patients d’accéder plus rapidement au traitement approprié, en commençant par les patients atteints d’arthrose et d’autres maladies causant des douleurs à la hanche, au genou et au bas du dos.

Cette approche implique que les fournisseurs de soins primaires orientent les patients par l’entremise d’un processus central d’admission et d’aiguillage vers une clinique à accès rapide où ils seront évalués rapidement (dans un délai de quatre semaines) par un praticien en soins avancés (généralement un physiothérapeute, un chiropraticien ou une infirmière possédant des compétences et une formation avancées).

Les patients qui ont besoin de consulter un chirurgien se verront proposer le prochain rendez-vous disponible ou la possibilité de choisir un rendez-vous avec leur chirurgien préféré. Les patients n’ayant pas besoin de chirurgie reçoivent un plan d’autogestion individualisé élaboré conjointement par le patient et le praticien en soins avancés, pris en charge et supervisé par le fournisseur de soins primaires du patient. Le patient peut également être aiguillé vers des services de soins de santé supplémentaires dans sa collectivité.

Une évaluation de ce modèle de soins dans sept régions de la province a révélé que les patients et les fournisseurs de soins de santé étaient très satisfaits de l’approche, et les chirurgiens ont également affirmé qu’ils pouvaient passer plus de temps avec des patients aux prises avec des problèmes complexes et moins de temps à évaluer les patients qui n’avaient pas besoin d’une intervention chirurgicale grâce aux praticiens en soins avancés.

La liste des avantages pour les patients comprend :

  • Un temps d’attente réduit pour déterminer les meilleures options de traitement;
  • La possibilité de choisir le « premier chirurgien disponible », pour les patients ayant besoin de consulter un chirurgien;
  • Formation et soutien à l’autogestion pour les patients qui n’ont pas besoin de consulter un chirurgien.

Les patients apprécient particulièrement le temps supplémentaire passé avec le praticien en soins avancés au cours de l’évaluation, qui intègre la formation en tant qu’élément structuré.

Pour les cliniciens traitants, les avantages de cette approche sont les suivants :

  • La capacité d’accéder à une évaluation dans les 30 jours suivant l’aiguillage;
  • Pouvoir mettre plus rapidement en relation leurs patients avec d’autres services ou mettre l’accent sur l’autogestion auprès de leurs patients lorsque la chirurgie n’est pas indiquée;
  • Réduire la prise en charge des patients inscrits sur plusieurs listes d’attente.

Pour les chirurgiens, les avantages sont les suivants :

  • Lorsqu’ils voient leurs patients pour la première fois, ils arrivent avec un bilan de santé et des radiographies appropriés;
  • Moins de retards et d’annulations de chirurgie.


La mise en œuvre de cliniques à accès rapide a été appuyée par le programme ARTIC (Adopting Research to Improve Care), un programme conjoint de Qualité des services de santé Ontario et du Conseil des hôpitaux universitaires de l’Ontario. L’objectif d’ARTIC est d’accélérer la prestation de soins éprouvés. On prévoit que les cliniques seront disponibles dans toute la province d’ici la fin de l’exercice en cours.

Pour en savoir plus sur le programme, consultez notre site Web ou joignez-vous à la communauté de pratique musculo-squelettique sur Quorum.

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