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Dr Joshua Tepper
Dr. Joshua Tepper

L’art et la science de la mesure dans les soins de santé

(Joignez-vous au PDG de Qualité des services de santé Ontario, le Dr Joshua Tepper, à l’occasion d’une discussion autour de la question sur Tweeter le 8 novembre, 13 h 30 (HE))

À Qualité des services de santé Ontario, on aime mesurer les choses. Après tout, les données sont la pierre angulaire de l'amélioration de la qualité. Mais mesure-t-on ce qu’il faut? Et mesure-t-on trop de choses? Comment passe-t-on de la mesure aux améliorations? Comment peut-on faire participer les professionnelles et professionnels et les patientes et patients à la prise de décisions concernant ce qui est mesuré? Comment l'expérience personnelle équilibre-t-elle les données?

Le mandat de Qualité des services de santé Ontario consiste en partie à mesurer les soins dispensés dans notre système de santé et à en faire rapport. En fait, l'un de nos rapports annuels les plus importants s'intitule À la hauteur. Nous produisons aussi beaucoup d’autres rapports publics et des rapports confidentiels concernant les médecins.

Dans À la hauteur, Qualité des services de santé Ontario utilise le Programme commun d’amélioration de la qualité, série d’une cinquantaine d’indicateurs choisis avec des partenaires du secteur de la santé, des professionnelles et professionnels de première ligne, des patientes et patients et des experts des quatre coins de la province, afin d’observer la façon dont la qualité de la santé progresse. Les indicateurs sont organisés selon les dimensions de la qualité des soins – sécuritaires, efficaces, axés sur le patient, efficients, opportuns et équitables – et par secteur de la santé ou domaine d'intervention. Le rapport de cette année présente les résultats de 28 indicateurs, dont trois qui ont été ajoutés cette année. Pour Qualité des services de santé Ontario, les mesures choisies permettent d'évaluer avec exactitude le rendement du système de santé ontarien.

Dans La qualité ça compte : Réaliser l’excellence des soins pour tous, rapport important publié par Qualité des services de santé Ontario ce printemps afin de guider la création d'un système de qualité, il est indiqué « il faut établir une base solide favorisant la mesure et la transparence » pour transformer le système.

« Un riche écosystème provincial de collecte de données a évolué de façon à soutenir l’évaluation du système de santé », poursuit le rapport, mais ajoute que « les fournisseurs allouent une énorme quantité de ressources à la production de données. Le défi consiste à mieux mesurer la qualité d’une manière qui soit pertinente, utile et réalisable afin d’améliorer les soins prodigués aux patients. »

Le Dr Don Berwick, gourou de la qualité des soins de santé, qui a plaidé en faveur d'une diminution de la mesure dans le système de soins de santé des États-Unis, se fait l'écho de cet argument. Dans un article du Journal of the American Medical Association en 2016, il a déclaré que des mesures excessives et obligatoires « sont aussi imprudentes et irresponsables que des soins de santé abusifs ». Réduire les mesures obligatoires permettrait de réduire considérablement les pertes de temps associées à la production de rapports inutiles ». Il exhorte les assureurs de la santé, les organismes de réglementation et les U.S. Centers for Medicare & Medicaid Services à réduire le volume et le coût des mesures de 50 % en trois ans et de 75 % en six ans.

D'autres critiques soutiennent qu'il existe des éléments qualitatifs intangibles du système de santé qui ne peuvent être quantifiés avec précision, qui peuvent mieux refléter les expériences des patientes et patients dans le système. C'est l'une des raisons pour lesquelles les rapports de QSSO contiennent, outre les données, des témoignages de patientes et patients et de professionnelles et professionnels de la santé.

La question même du « bon » nombre de mesures de santé a été débattue lors de la conférence de l'International Society for Quality in healthcare qui s’est tenue récemment à Londres, au Royaume-Uni, début octobre. Quand on leur a demandé si on avait besoin de centaines de mesures de la qualité ou si un petit nombre suffisait, 87% des personnes qui ont participé à un débat sur la question et voté sur Twitter ont opté pour un petit nombre de mesures. On a reconnu cependant que pour réduire le nombre de mesures, les systèmes hautement performants doivent d'abord surveiller plus de mesures.

Bien qu'il soit tentant de réduire le fardeau qui pèse sur tous en réduisant le nombre de mesures, le défi consiste à essayer d'améliorer concrètement la qualité du système sans pouvoir démontrer qu’il y a eu des améliorations. La transparence et la reddition de comptes entrent également dans l'équation, car si nous voulons que le grand public et les patients aient la certitude qu'ils reçoivent des soins d’excellente qualité, ils doivent pouvoir voir les résultats.

Joignez-vous à nous sur Twitter à #HQOchat le mercredi 8 novembre à 13 h 30 (HE) dans le cadre d’une discussion reposant sur les questions suivantes. N'oubliez pas d'utiliser le mot-clic lorsque vous soumettrez vos commentaires et vos réponses :

1) Mesurons-nous trop ou pas assez de choses dans le système de santé ontarien?

2) De combien de mesures avons-nous besoin pour mesurer la qualité?

3) Y a-t-il des « angles morts dans la qualité » qu'on ne mesure pas?

4) Peut-on mesurer tous les indicateurs des soins de qualité?

5) Comment pouvons-nous nous assurer que les mesures se traduisent par des améliorations?

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Claude Lurette et Kowsiya Vijayartnam, coprésidents du Conseil consultatif des patients, des familles et des personnes soignantes de Qualité des services de santé Ontario

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